Piloophaz:Le livre de sang

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“Le livre de sang”
Artist: Piloophaz
Albums: Noyau Dur (2000)
Lyricists: Piloophaz


Des pleures de cris que le journal intime décrit
Fruit d’un si jeune esprit alors empli de mépris
Epris de vengeance l’enfance est bien trop précieuse
our que l’on fasse d’elle une période douloureuse
D’houleuses relations entre son père et sa mère
Provoquèrent chez elle la naissance de ces chimères.
Les démons existent après l‘école il sévissent
Souvent de mauvais poils sous l’effet de l’alcool il s’hérissent
Combien de fois s’est elle risqué à les combattre mais en vain
Quel fut le rôle de cette enfant sur le théâtre du malin
Celui de la victime, l’innocence la brime
Le silence l’abîme face aux fantasmes les plus intimes
D’un père qu’elle aimait tant tout ça au point de voiler
Le fait qu’à 8 ans il commença de la violer
Mais elle ignora la rage, les pleures comme seuls langage
Elle demeura l’enfant sage que connu son entourage
Une enfant comme les autres mais le sourire absent
Le visage pâle comme un être se vidant de son sang
A mon sens on aurait du s’en apercevoir bien plus tô
Une gamine qui kiff la mort au lieu de kiffer Dingo & Pluto
Elle n’a pas connu les rêves dans sa chambre c'est l'enfer
Attendant la trêve des vas et vient de l’entre jambe de son père
Et sa mère alcoolique qui chaque soir la cogne
Insupportée par sa panique et bourrée à l’eau de Cologn
Lorgnez plutôt du coté de tout ce qu’elle a posé sur le papier
Et vous verrez qu’à travers son silence à l’aide elle appelait,
A travers ces couleurs et cette écriture appliquée
Transcrivant sa douleur avec un calme inexpliqué
Impliqué dans ce récit notre monde s’enfonce dans l’hypocrisie
Crise de conscience il condamne les monstres qu’il a construit
Dans le domaine de l’horreur ce père atteint les cimes mais pourquoi l’a t’il fait ?
Chaque société mérite ses crimes toi même tu sais
C’est 4 ans de cauchemars qui sont contenus dans ces lignes
Le sacrifice d’une vie sûrement née sous les mauvais signe
Saignée aux 4 veines pour tout supporter, trop décevant
Imprégnée par la haine, girouette vouée aux 4 vents
Ne sachant plus où donner de la tête elle trouva refuge
Dans les mots dans les lettres mais parfois le déluge
De ses pleures troublait cet écrit : « Il m’a encore baisé »
Mais vint le jour où son esprit allait être apaisé
Lésés par la vie, ils en ont pris pour leur grade
Père et fille asservis, pas de gens heureux dans ma ballade
Malades incurables ne croyant plus qu’en la mor
L’un des deux du faire le premier pas se fut elle alors
Elle ouvrit la fenêtre et regarda au loin
Il fait sûrement meilleur ailleurs mais ce soleil n’était pas le sien
Elle grimpa sur le rebord et pris son courage à deux mains
Son corps s’écrasa sur le sol, mais pour une fois le visage serein !