Piloophaz:Konfession d'un linceul

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“Konfession d'un linceul”
Artist: Piloophaz
Albums: Pile ou Face (1998), Noyau Dur (2000)
Lyricists: Piloophaz


1,2,1,2 regarde au fin fond de mes yeux
3,4,3,4, mon esprit sombre tel les Carpates
5,6,5,6, ma naissance fut un sacrifice
7,8,7,8, je tremble en attendant la suite !

Encore des heures passées , penché sur une feuille
Expulsant le recueil d’une personne en deuil
Ayant perdu ses sentiments les plus importants
Amour et joie de vivre ne veulent plus rien dire en ces temps
La vie me fait gerber, le mouton veut égorger le berger
Je m’éloigne de la berge à vouloir trop gamberger
La face de craie la plus déjantée à la tête hantée
De délires macabres qu’elle s’apprête à brocanter
Je suis un ado laissant sombrer son être en enfer
Du landau au caveau il n’y a qu’un pas, vais-je le faire ?
Pucheca rabattue l’air abattu l’obscurité me recouvre
L’esprit s’ouvre et reçoit plus de visiteurs que le Louvre
La peur pénètre tous mes membres pinçante comme la bise
J’hère dans ma chambre avec ma matière grise
Je broie du noir le crâne empli d’idées de suicide
Plus de rêves plus d’espoir d’émotions mes yeux sont vides
J’ai l’impression de n’être qu’un putain de cadavre
Jamais la paix ne viendra investir mon havre
Torturé de l’intérieur ma tête est une sphère de souffrances
Mes pensées, noir est leur couleur depuis ma tendre enfance
Névrosé jusqu’à l’os hanté par la mort
Je n’ai jamais touché de crosse et ce grâce à mes rapports
C’est souvent que je chiale causalité nerveuse
Je veut sortir du trou mais en même temps je le creuse !

1,2,1,2 regarde au fin fond de mes yeux
3,4,3,4, mon esprit sombre tel les Carpates
5,6,5,6, ma naissance fut un sacrifice
7,8,7,8, je tremble en attendant la suite !

Blessé recto verso je me sens comme un poisson hors de l’eau
Chassé le malheur il revient au galop
Comment voulez-vous que mes refrains soient gais
La vie suit son cours et on se croit intouchable
Mais regarde au dessus de toi et dis moi qui fait le guet
L’ombre à la faux est bien loin d’être une fable
Né entre 4 infirmières tu vis entre 4 murs
Finir entre 4 planches tel est ton futur
Voué à crever la meilleure maison de repos c’est la tombe
Pourquoi rêver ? ton cauchemar est en ce monde
Cela m’atterre la terre n’est qu’un immense cimetière
Où vivent des hommes déjà six pieds sous terre
Menant une vie d’enfer pour un paradis virtuel
Vivant dans la peau de paparazzis de l’irréel
Naître c’est du suicide pourquoi veux-tu te prendre en charge
Car plus tu grandis plus ta vie ressemble à une décharge
Demeurer dans une poubelle parmi les ordures
Chaque nuit de rêves mortels, mentalement c’est une torture
Des sorcières m’ont appris que le goût de l’amour est amer
Au bord de la crise de nerf harcelé par mes pairs
De par le monde l’horreur ne cesse de se répandre
A force de la voir de l’entendre j’ai fini par comprendre
Ceux qui se mettent une balle dans la tête ou se réfugient dans une secte
Menant une vie de spectre ce sont des choix que je respecte !

1,2,1,2 regarde au fin fond de mes yeux
3,4,3,4, mon esprit sombre tel les Carpates
5,6,5,6, ma naissance fut un sacrifice
7,8,7,8, je tremble en attendant la suite !

Avec frénésie je me laisse aller à la poésie
Dire que la mort m’obsède n’est pas une hérésie
Physique ou mentale elle me fait désespérer
Complainte monumentale aimer être aimé
Révolté épris de liberté on pense pouvoir tout changer
Mais l’on est pas plus mur qu’un bébé à langer
Allonger sur le ciel étoilé les yeux rivés
Vers les rêves les plus fous on se laisse dériver
Mais on perd la foi à chaque fois qu’ils ne se réalisent pas
Suivant la mauvaise voix la faucheuse on aperçoit
Au dessus de notre tête flotter, la vie te sera ôter
Si au yeux d’autrui tu n’est pas suffisamment coté
Inquiet de l’image que tu donnes, de l’attention que l’on t’accorde
Si cette dernière n’est pas bonne tu fais un nœud à ta corde
Enfant du rasoir ce soir je suis tout seul
Ma vie est une sépulture et ma peau un linceul
Oppressé étouffé par ma vie d’ici ou d’ailleurs
Mon enveloppe charnelle semble être une erreur du tailleur
De mon destin je ne suis pas roi, allongé dans la baignoire
Mon sang coulant sur sa paroi, ultime bain de désespoir
Une dernière larme est versée, aveuglé par les reflets
De la lame qui s'approche lentement de mon poignet
Elle fait son travail creuse une profonde entaille
Cette action restera comme les autres un simple détail !

1,2,1,2 regarde au fin fond de mes yeux
3,4,3,4, mon esprit sombre tel les Carpates
5,6,5,6, ma naissance fut un sacrifice
7,8,7,8, je tremble en attendant la suite !

1,2,1,2 regarde au fin fond de mes yeux
3,4,3,4, mon esprit sombre tel les Carpates
5,6,5,6, ma naissance fut un sacrifice
7,8,7,8, je tremble en attendant la suite !