Piloophaz:Gestation

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“Gestation”
Artist: Piloophaz
Albums: Noyau Dur (2000)
Lyricists: Piloophaz


Dans son silence il crie à l’aide mentalement il décède
Ses malheurs l’excédent, sans remède sans intermède

Les cauchemars se succèdent, tandis qu’en sa faveur un homme plaide
Et procède de façon à ce qu’il cède.

Voici l’histoire d’un homme dont je ne connais pas l’identité
Si t’es curieux va voir au cœur de la cité

Soldat de l’invasion appelons le X,
Elément du morpion il n’est qu’une croix sur les listes
Electorales muni d’un intellect pourtant normal
Hors mal dirigé même le meilleur des encéphales ,
S’affole s’affale dans un amas de stupidités
Le malheur ses 10 commandements lui a dicté
Le dicton veux que la vie soit un long fleuve tranquille,
Y’a des tempêtes dans sa rivière il est tout seul sur son île
Il a écopé d’une vie qu’il rêverait de voir stoppée
Etudes écourtées fils d’ouvrier à 16 ans il bossait
Pour un salaire de misère peu de pain sur la table
Pire qu’un viet dans les rizières pour un patron et son portable
Peu potable insupportable vie de famille
Il ne peut subvenir aux besoins de sa femme et sa fille
Et ça file ce peu d’argent en très peu de temps

3 mouvements se lever travailler se coucher constamment
Amant de la bouteille il aime son verre du soir

Et il pleure seul assis dans le noir !

10 ans de mariage autant dans les marécages
Mari et femme dans une cage cette dernière fut volage
Il a toujours un peu bu tout le monde l’a pris pour un rebut
il a tout perdu revenu femme et enfant disparus

L’état gaspille de lui se moque et le fout au SMIC
En bas de chez lui la sensee smoke et les gars se piquent

Et ça le lasse car l’insécurité devient maîtresse
Le lascar ne fait que l’irriter ,l’insulte et l’oppresse

Alors il reste cloîtré la peur au ventre personne n’entre
Personne ne sort il reste là à s’apitoyer sur son sort

Le judas les persiennes seules ouvertures sur le monde
La terreur le père sème, dehors le tonnerre gronde

Lorsqu’un enfant joue et crie, il met en danger sa vie
Car la 22 le démange il met en joue au moindre crie

Plus de boulot que le goulot, il haie frères et sœurs
Ceux qu’il appelle envahisseurs pour lui race inférieure

Il doit se remettre en question mais s’accuser pas question
Un coupable ? l’immigration se prête à la situation

l’action se situe dans les urnes cette fois ci pas de dilemme
Il en a plein les burnes et il choisit les extrêmes.

D’un air peu serein, je contemple mes contemporains
Le destin de certains les pousse à des gestes malsains

C’est la merde toujours la même merde,
Il vive dedans car l’état leurs chie dessus les emmerde
Oubliés déroutés par les politiques dégoûtés
Qui vont ils écouter ? le mode de penser redouté,
Je m’en doutais La misère est à l’origine de tout
Au fond du trou le manque d’amour de respect de tune rendent l’esprit flou

Alors que dans la rue crèvent des millions d’exclus
On se demande encore que choisir entre l’euro et l’écu

Le cul entre deux chaises à ne pas savoir où s’assoire
On leur a donné des sièges et bientôt le pouvoir

Basé sur la pole position on consume les ambitions
Ambivalence entre le respect de l’homme et sa condition

Pourquoi faire des efforts ils sont voués à l’échec
Ici tes fringues puent la mort si t’as pas ton carnet de chèque

Check la MIC pour tous ceux qui ont peur des ombres,
Ceux pour qui la lumière n’émane que du coté sombre

Le désespoir attise dans les esprits la flamme
Notre héros y songe avec dans le sang quelques grammes.